L’héliportage transporte et dépose une charge sous élingue sur un point qu’aucun engin terrestre n’atteint. Dans les Pyrénées-Orientales, Helicat Pyrénées ne travaille pas en déplacement : deux de nos trois bases s’y trouvent, à l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes et à l’altiport de la Llagonne.

Sur un chantier de montagne, cette différence ne se mesure pas en kilomètres mais en fenêtres météo saisies. Une opération peut se décider le matin et se dérouler l’après-midi.

Héliportage dans les Pyrénées-Orientales : nos bases sont ici

Un département qui passe de la mer à 2 900 mètres

Peu de territoires concentrent autant de milieux sur si peu de distance. La plaine du Roussillon et le littoral à l’est. Les Albères au sud, qui plongent dans la mer. Le Conflent et le Vallespir au centre, deux vallées encaissées. Le Capcir et la Cerdagne au-dessus de 1 500 mètres. Et le Canigou, qui domine tout cela depuis près de 2 800 mètres.

Pour un chantier, cela veut dire que la même semaine peut demander une intervention urbaine à Perpignan et une dépose sur un plateau enneigé à 2 000 mètres.

C’est aussi ce qui explique la position de nos bases. Perpignan couvre la plaine, le littoral et l’accès rapide vers l’Aude. La Llagonne, en Cerdagne, couvre le Capcir, le haut Conflent et le versant sud, sans avoir à remonter depuis la plaine.

Deux chantiers réalisés dans le département

Lac des Bouillouses

Au lac des Bouillouses, sur le plateau cerdan à plus de 2 000 mètres, plusieurs rotations ont transporté les matériaux nécessaires à la remise à neuf des passerelles de randonnée. Un site d’altitude, en zone protégée, dont l’accès automobile est réglementé une partie de l’année.

Barrage de Vinça

Au barrage de Vinça, sur la Têt, une pompe hydraulique a été extraite puis transférée par héliportage vers un point défini par les techniciens de l’ouvrage. Un levage de précision sur un site en exploitation, où l’installation d’une grue aurait bloqué l’ouvrage.

Ces deux interventions résument ce que le département demande : de l’altitude d’un côté, des ouvrages hydrauliques de l’autre.

Quels chantiers passent par les airs dans le 66

L’hydro­électricité et l’eau

Le département compte plusieurs barrages et un réseau de canaux d’irrigation ancien, dont certains ouvrages sont perchés ou en fond de vallée.

Les équipements de montagne

Refuges, passerelles, sentiers, cabanes d’estive, ouvrages du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, et pylônes de remontées mécaniques sur les stations du Capcir et du Conflent.

Le patrimoine perché

Particulièrement dense ici, avec des sites accrochés à des éperons rocheux sans accès véhicule.

Les réseaux

Lignes et relais de crête, et les travaux de confortement en paroi sur les routes de vallée du Conflent et du Vallespir.

Sur la plaine et le littoral, les besoins changent : toitures d’immeubles, éléments techniques en hauteur, structures sur des sites où l’emprise au sol manque.

Ce que change une base sur place

Deux choses, et elles comptent plus qu’on ne le croit.

Le temps de mise en place d’abord. Sur un chantier en Cerdagne ou en Capcir, l’appareil part de la Llagonne, pas de la plaine. Ce transit évité raccourcit d’autant la mise en place.

La réactivité ensuite. En montagne, une fenêtre météo s’ouvre le matin et se referme parfois avant midi. Un opérateur qui doit venir de loin ne la saisit pas. Depuis une base locale, un chantier reporté trois fois pour cause de vent finit par passer.

Héliportage dans les Pyrénées-Orientales : nos bases sont ici

Les autorisations sont montées pour vous

Un vol de travail aérien suppose des démarches auprès de la DGAC et de la préfecture, et une information des riverains quand la zone de survol le justifie. En espace protégé, sur un ouvrage en exploitation ou pendant une période sensible pour la faune, des autorisations spécifiques s’y ajoutent.

Vous n’avez aucune de ces pièces à produire. L’opération se déroule ensuite en quatre temps :

1

Repérage sur site

2

Autorisations

3

Élingage avec équipe au sol et coordination radio

4

Fenêtre météo confirmée la veille

Avec report sans frais si les conditions ne permettent pas de voler en sécurité.

Nos vols sont opérés sous le certificat d’exploitation spécialisée FR.DEC.0204, qui couvre le travail aérien.

Voir aussi héliportage à Perpignan, héliportage dans l’Aude, nos réalisations et notre page héliportage.

Questions fréquentes sur l’héliportage dans les Pyrénées-Orientales

Depuis quelle base intervenez-vous selon le secteur ?

Perpignan pour la plaine, le littoral, les Albères et le bas Conflent. La Llagonne pour le Capcir, la Cerdagne et le haut Conflent, sans avoir à remonter depuis la plaine. Le choix se fait au repérage, selon le point de dépose et la zone de chargement retenue.

Combien pouvez-vous lever à 2 000 mètres ?

Moins qu’au niveau de la mer. L’air se raréfie avec l’altitude et se dilate avec la chaleur, ce qui réduit la portance et donc la charge utile. Un même appareil emporte davantage un matin de mai qu’un après-midi d’août. L’altitude du point de dépose est demandée dès le premier échange, au même titre que le poids.

Peut-on intervenir sur un ouvrage hydraulique en exploitation ?

Oui, l’intervention au barrage de Vinça relevait exactement de ce cas. L’opération se cale avec l’exploitant : plage horaire, consignation éventuelle, périmètre de sécurité, coordination avec les équipes présentes. La contrainte est organisationnelle plus que technique.

Faut-il des autorisations spécifiques en zone protégée ?

Oui, et elles s’ajoutent au dossier habituel. Le chantier du lac des Bouillouses s’est déroulé dans ce cadre. Ces autorisations dépendent de la zone, de la période et de la nature du chantier, et elles ne s’obtiennent pas la veille.

Quelles informations faut-il fournir pour obtenir un devis ?

Le poids et les dimensions de chaque charge, le nombre de pièces, la commune, l’altitude et la localisation précise du point de dépose, une zone de chargement accessible en camion si vous en avez repéré une, et l’échéance. Vous recevez notre réponse sous 48 h.

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